À qui s’adresse le Rolfing® ?

À qui s’adresse le Rolfing®?

L’intégration structurelle par le Rolfing® s’adresse à toute personne qui souhaite se sentir mieux en position debout en relation avec la gravité, éprouver une sensation d’allongement corporel et améliorer la qualité de ses mouvements dans sa pratique sportive ou artistique.

Avoir un rolfer dans son équipe de professionnels du mieux-être, c’est désirer :

  • maintenir une posture équilibrée en vieillissant
  • améliorer ses performances sportives ou artistiques
  • récupérer d’expériences de stress traumatique
  • aligner son esprit et son cœur avec un corps libéré de ses vieux modèles de comportement
  • se libérer de douleurs structurelles chroniques
  • atteindre un meilleur équilibre assis, debout et à la marche
  • augmenter la mobilité de tout son corps en mouvement
  • étirer sa colonne vertébrale, pour ainsi se sentir plus droit
  • acquérir une dynamique de mouvement des pieds
  • intégrer la respiration tridimensionnelle dans un état de pleine conscience

Contre-indications à l’intégration structurelle par le Rolfing®

Certains états de santé nécessitent une attention spéciale et peuvent même interdire la pratique du Rolfing®. Nous encourageons les clients ayant des particularités médicales à demander à leur médecin si la manipulation des tissus profonds contribuera à leur mieux-être. Il faut aussi indiquer au rolfer si vous avez l’un ou l’autre des problèmes suivants, qui nécessitent certaines précautions :

  1. Abcès – Manipulation non recommandée près des régions infectées.
  2. Anévrisme – Toucher en profondeur non recommandé.
  3. Athérosclérose (accumulation de plaques sur les parois des artères) – Prudence de mise pour éviter de déloger un athérome.
  4. Artériosclérose (durcissement des artères) – Prudence de mise, car une athérosclérose légère et de la haute pression sanguine sont souvent concomitantes. Manipulation proscrite dans les cas plus graves. Obtenir une autorisation médicale s’il y a prise de médicaments pour les problèmes de circulation sanguine.
  5. Maladies auto-immunes (quand le système immunitaire produit des anticorps contre ses propres tissus) – Manipulation proscrite sur les tissus fortement enflammés.
    • Lupus (attaque les tissus conjonctifs principalement de la peau, des reins, des articulations et du cœur) – Intégration structurelle non recommandée durant les poussées aiguës.
    • Polyarthrite rhumatoïde (le système immunitaire attaque les articulations et les muscles, tendons, ligaments et vaisseaux sanguins associés) – Intégration structurelle non recommandée durant la phase inflammatoire.
    • Sclérodermie (accumulation de fibres de collagène autour des organes et dans le derme, ayant pour effet d’augmenter la raideur des articulations et d’induire une faiblesse musculaire) – Intégration structurelle non recommandée durant la phase inflammatoire.
    • Spondylarthrite ankylosante (inflammation des tissus autour de la colonne vertébrale entraînant une solidification des tissus conjonctifs du sacrum et de la colonne vertébrale) – Intégration structurelle non recommandée dans les régions douloureuses et enflammées durant les épisodes aigus.
  6. Trouble bipolaire (maniaco-dépression) – Manipulation en profondeur contre-indiquée durant la phase maniaque, car elle pourrait amplifier les sautes d’humeur extrêmes.
  7. Fractures ou blessures graves des tissus mous – Attendre la guérison complète (de 6 semaines à 3 mois).
  8. Trouble de personnalité limite (trouble psychologique diagnostiqué chez une personne à la limite entre la névrose et la psychose totale) – Exécuter tout toucher thérapeutique sous la supervision d’un psychiatre.
  9. Paralysie cérébrale (désordres du mouvement apparaissant dans la petite enfance et se manifestant notamment par une mauvaise coordination, une raideur et une faiblesse des muscles et des tremblements) – Intégration structurelle utile dans les cas légers et modérés. Voir la section Recherche pour lire des articles de pairs concernant le Rolfing® et la paralysie cérébrale. Intégration structurelle non recommandée dans les cas graves, car elle pourrait empirer les symptômes.
  10. Cancer – Les tissus conjonctifs agissent souvent comme une barrière contre la propagation du cancer, en emprisonnant les cellules cancéreuses. Le problème est que la manipulation en profondeur peut théoriquement ouvrir la voie aux métastases (essaimage à d’autres parties du corps par le système sanguin ou lymphatique). Manipulation habituellement sans risque si la personne est en rémission depuis 5 ans.
  11. Prise de cortisone – Intégration structurelle non recommandée pendant un traitement à la cortisone, sauf sur autorisation du médecin. Il est préférable d’attendre de 2 à 3 mois après le traitement.
  12. Diabète – Prudence de mise quant à l’état des tissus et à la perte de sensation. Manipulation non recommandée près des sites d’injection de l’insuline.
  13. Embolie ou athérome (caillots sanguins dans le système vasculaire) – Manipulation en profondeur non recommandée, car il y a risque de déloger un athérome. S’il y a prise d’anticoagulants, l’autorisation du médecin est recommandée.
  14. Épilepsie (troubles neurologiques caractérisés par des convulsions) – Prudence de mise. Le client doit éviter d’hyperventiler.
  15. Maux de tête – Certains maux de tête empirent avec tout massage dans la région de la tête, du cou et des épaules. C’est fréquent en cas de migraine aiguë. Les maux de tête dus à des tensions répondent bien en général à l’intégration structurelle.
  16. Problèmes cardiaques – Intégration structurelle possible si le client n’est pas limité dans ses exercices.
  17. Hémangiome (tumeurs congénitales bénignes des cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins et de différents types, habituellement sur la peau, mais parfois aussi dans le cerveau et les viscères) – Manipulation en profondeur non recommandée pour le type viscéral, à cause du haut risque d’hémorragie interne.
  18. Hémophilie – Intégration structurelle non recommandée.
  19. Hypertension artérielle (grave) – Prudence de mise lors d’une séance d’intégration structurelle; le client ne doit pas retenir sa respiration pendant la manipulation. Supervision médicale du client recommandée.
  20. États inflammatoires (tendinites, bursites) – Intégration structurelle non recommandée durant les phases aiguës.
  21. Infections (SIDA) – Supervision médicale recommandée.
  22. Dispositif intra-utérin – L’usage de ce type de dispositif doit être mentionné au rolfer, qui évitera toute manipulation en profondeur de la région abdominale. Sinon, le dispositif intra-utérin pourrait se déplacer et engendrer des complications.
  23. Ostéoporose – Intégration structurelle non recommandée.
  24. Prise d’antidouleurs – Prudence de mise : comme la sensibilité est réduite, le risque de causer des dommages aux tissus et aux nerfs est accru.
  25. Grossesse – Manipulation en profondeur dans la région abdominale proscrite.
  26. Chirurgie, cicatrices – Intégration structurelle non recommandée avant la cicatrisation complète (pas avant 6 semaines, normalement).
  27. Varices – Manipulation directe sur les veines non recommandée.
  28. Entorse cervicale – S’il y a inflammation du cou, l’intégration structurelle pourrait l’empirer. Après la phase aiguë, l’intégration structurelle pourrait grandement aider à redonner de la longueur au cou.

Auteurs de la liste : Robert Schleip, Til Luchau et John Schewe, 2008.

L’Association canadienne de Rolfing® recommande de consulter votre médecin avant de prendre des séances d’intégration structurelle par le Rolfing®. Votre médecin est le mieux placé pour déterminer si la manipulation en profondeur des fascias contribuera à votre récupération et à votre mieux-être.